AGENDA
DE L'INSTITUT NAPOLEON

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Samedi 7 janvier 2017 à 15h
Le général comte Gazan sur les champs de bataille napoléoniens
par Natalia Griffon de Pleineville, historienne, rédactrice en chef de Tradition Magazine

Le général Gazan fait partie de ces grands divisionnaires de Napoléon dont les noms sont gravés sur l'Arc de triomphe. Officier d'Ancien Régime, il embrassa les idées de la Révolution et partit combattre les ennemis de la République sur le Rhin. Avec Masséna en Suisse et au siège de Gênes, il fit ensuite les campagnes de la Grande Armée en 1805-1807 à la tête d'une division d'infanterie. Envoyé sur le théâtre d'opérations espagnol, Gazan y resta jusqu'à la fin de la guerre. Bon chef d'état-major, il montra les limites de ses capacités militaires en tant que chef d'armée et fut l'un des responsables de la défaite de Vitoria. Son attitude équivoque pendant le "vol de l'Aigle" en 1815 et au procès du maréchal Ney lui valut une disgrâce sous la Restauration. Une carrière exemplaire mais non dépourvue d'embûches sous les Aigles impériales.

 

Samedi 4 février 2017 à 15h
Joseph Bonaparte
par Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon

Frère aîné de Napoléon, Joseph a connu plusieurs vies, depuis la présidence du district d’Ajaccio au début de la Révolution jusqu’à l’exil aux Etats-Unis puis en Italie, en passant par les fonctions d’ambassadeur, de commissaire aux guerres, de député aux Cinq Cents, jouant un rôle actif dans la préparation du coup d’état. Négociateur sous le Consulat, prince français en 1804, il fut surtout roi de Naples puis d’Espagne. Autant de facettes qui méritaient de reprendre à nouveaux frais l’histoire de Joseph, à partir de sources inédites, sans oublier Napoléon.

 

Samedi 4 mars 2017 à 15 h
Cambronne, l’inconnu de Waterloo
par Stéphane Calvet, docteur en histoire

Cambronne n’est pas seulement le général, fidèle de Napoléon, dont la postérité a gardé en mémoire les mots qu’il aurait pu prononcer à Waterloo. Avant d’accompagner l’empereur à l’île d’Elbe, ce Nantais d’origine a connu une carrière militaire passée par la plupart des champs de bataille de l’Empire qui méritait assurément qu’on s’y attarde afin de ne pas en rester à la "légende de Waterloo".

 

Samedi 8 avril 2017 à 15 h
Marie-Louise : toute une vie sans Napoléon
par Charles-Eloi Vial, docteur en histoire, conservateur à la Bibliothèque Nationale de France

Séparée de Napoléon en 1814, l'impératrice Marie-Louise n'est morte qu'en 1847. Plus de trente ans séparent la chute de l'Empire de sa disparition. Entre ces deux époques si différentes, sa vie a cependant été bien remplie : souveraine d'un petit État italien, deux fois mariée, ayant résisté à une révolution carbonariste tout en maintenant sa mainmise sur ses sujets, sur sa cour et sur l'administration, Marie-Louise a assurément joué un rôle important dans l'Italie du XIXe siècle, presque complètement négligé par l'historiographie française. Pendant toutes ces longues années passées entre Parme et Vienne, pourtant, le souvenir de Napoléon ne la quitta jamais. Elle fit semblant de l'avoir oublié, sans jamais tirer un trait définitif sur le passé. Cette vie de Marie-Louise après l'Empire, nimbée du souvenir de son premier mari, peut-être résumée en plusieurs étapes : une bataille pour la maîtrise complète de son destin, de 1814 à 1821, un apogée entrecoupé de quelques soubresauts jusqu'en 1833, puis un long déclin jusqu'en 1847, à l'orée du printemps des peuples. Comme le remarqua alors un de ses proches, "cette mort fermait la dernière page de la vie de Napoléon".

Assemblée générale de l’Institut Napoléon

 

Samedi 14 octobre 2017 à 15h
Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon
par Michel Vergé-Franceschi, professeur à l’université de Tours

Pozzo di Borgo (1764-1842) né à côté d'Ajaccio, cousin de Napoléon (descendant des Pozzo di Borgo), et élevé par les parents du futur Empereur se différencie très vite de lui et devient à 40 ans le conseiller du tsar Alexandre. En 1814 il entre dans Paris avec le tsar et ses alliés, ramène de Londres Louis XVIII et reste ambassadeur de Russie en France plus de 25 ans.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

Samedi 18 novembre 2017 à 15h
Les Mémoires de Lucien Bonaparte
par Marcello Simonetta, professeur à l’université américaine de Paris
et Ludovica Cirrincione d’Amelio, professeur de littérature à l’université de Viterbe

La publication de l’intégralité des Mémoires de Lucien Bonaparte, dispersés entre France et Italie, dans quatre dépôts d’archives différents, sera l’un des événements de la rentrée 2017. Le frère cadet de Napoléon y manifeste sa rancœur d’avoir été laissé à l’écart du pouvoir, mais il dévoile aussi un formidable tableau de la société de son temps, lui qui vécut de très nombreuses années en Italie, jusqu’à être fait par le pape prince de Canino.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).
Samedi 2 décembre 2017
Le choc des Empires. France-Russie, 1798-1870
colloque organisé par la Ville de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Samedi 16 décembre 2017 à 15h
Gendarmes et voleurs à l’époque de Napoléon
par Jean Tulard, membre de l’Institut, président d’honneur de l’Institut Napoléon
et Jacques-Olivier Boudon, professeur à la Sorbonne, président de l’Institut Napoléon

Une des premières missions de Napoléon Bonaparte après son arrivée au pouvoir fut d’éradiquer un banditisme omniprésent. Il réorganise pour ce faire les forces de l’ordre, notamment la gendarmerie, mais malgré ses efforts, la criminalité demeure une réalité du régime impérial. Les grandes affaires criminelles de l’Empire seront évoquées au cours de cette conférence à deux voix qui mettra aussi l’accent sur les méthodes policières pour les résoudre.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

Samedi 13 janvier 2018 à 15h
La République des deux nations dans la politique européenne de Napoléon et d’Alexandre Ier
par Sylvie Lemasson, maître de conférences à Science-Po Grenoble

Toujours trop méconnue, la République des Deux nations, dont l’association entre le Grand-duché de Lituanie et le Royaume de Pologne initie un modèle fédératif singulier, joue un rôle majeur dans la politique d’influence à laquelle se livrent les empires russe et français. La spécificité de ce double État polono-lituanien se mesure tout autant à travers son rayonnement culturel qui dure près de quatre siècles qu’en fonction de sa centralité géopolitique qui alimente le rapport de forces entre Napoléon et Alexandre Ier. Les plans d’autonomie relatifs aux populations d’Europe centrale, les droits reconnus aux minorités nationales ou plus encore les stratégies militaires offensives comme la campagne de Russie se nouent et se dénouent sur le terrain de l’ancienne République des Deux nations.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

Samedi 10 février 2018 à 15h
Victor Hugues, un Conventionnel sans scrupules, au service de Bonaparte et de Talleyrand
par Michel Rodigneaux, écrivain

C’est l’histoire extravagante d’un colon dominingois, capitaine marchand, qui, devenu gouverneur de la Guadeloupe, vainqueur des Anglais, puis un conventionnel honni, déclara, de sa propre initiative, la guerre maritime aux États-Unis. Rappelé en France, il devient un fidèle de Bonaparte, puis de Napoléon. Protégé par Talleyrand dont il est l’un des hommes de main à Paris, et par Étienne Peyre, le médecin attitré de Pauline Bonaparte, Hugues va influencer la politique française en outre-mer jusqu’au traité de Vienne. Il intriguera par ailleurs, sous la houlette de Talleyrand, pour le retour de Louis XVIII. Son ambition ? Servir la France, quel que fût son type de gouvernement, pour entrer dans l’Histoire.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

Samedi 10 mars 2018 à 15h
L’épopée napoléonienne côté femme. Louise Lannes, duchesse de Montebello
par Régis de Crépy, historien

Cas unique d’une femme ayant exercé une des grandes charges de l’Empire, la veuve du maréchal Lannes (27 ans et cinq enfants), Dame d’Honneur de Marie-Louise, a laissé une abondante correspondance intime qui révèle de façon vive les traces de l’Histoire. L’auteur a pu tirer de cette riche documentation le portrait de cette femme exceptionnelle et avec lui, la résurrection de toute l’épopée depuis Malmaison avant même Bonaparte, jusqu’à Schöenbrunn en 1832 pour la défense de l’Aiglon. Une grande nouveauté par le prisme de la société des femmes.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

Samedi 7 avril 2018 à 15h
De Paris à Naples : Ingres, Granet et les Murat
par Gennaro Toscano, professeur des universités, conseiller scientifique et culturel à la Bibliothèque Nationale de France

Le règne de Caroline et Joachim Murat (1808-1815) sur le trône de Naples a été marqué par une modernisation générale de l’État qui fut accompagnée d’un vaste programme de restructuration des institutions culturelles comme les théâtres, l’université, l’Académie des Beaux-Arts et les musées. Nous n’évoquerons ici que les relations entre les Murat et deux des peintres parmi les plus connus du XIXe siècle français : François-Marius Granet et Jean-Auguste-Dominique Ingres. Avec ses belles-soeurs, l’impératrice Joséphine et la reine Hortense, Caroline Murat s’intéressa très tôt à la peinture d’histoire. S’attachant les services de François-Marius Granet ainsi que ceux de Jean-Auguste-Dominique Ingres, elle contribua à les faire connaître dans la capitale méridionale. De Granet, elle collectionna un nombre considérable de tableaux d’intérieur et d’histoire et commanda à Ingres de nombreuses oeuvres dont l’un des plus célèbres nus du XIXe siècle français : la Grande Odalisque (musée du Louvre).

Assemblée générale de l’Institut Napoléon

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

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© Institut Napoléon - avril 2000
Dernière mise à jour le : 01-10-2017