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DE L'INSTITUT NAPOLEON

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Samedi 23 janvier 2016
L’ombre de Murat : Jean-Michel Agar
par Vincent Haegele, directeur des bibliothèques de Compiègne

La carrière brillante de Murat ne s’est pas faite toute seule : nombreux sont les hommes et femmes qui y ont pris part, quelle que soit la mesure donnée. Jean-Michel Agar se signale lui par la grande constance de ses rapports avec son ancien condisciple du collège Saint-Michel de Cahors, avec lequel la complicité et la force de l’amitié se renforcent au cours des années qui voient le jeune sous-officier Murat devenir prince, puis roi de Naples. Après 1800, Agar le suit dans la plupart de ses affectations, factotum discret puis ministre. Murat lui voue une confiance quasi absolue, lui confiant le portefeuille délicat des Finances, à la tête desquelles il se distingue pendant les années 1808-1814 avec soin et scrupules. Murat en fait peu à peu son premier ministre, bien qu’il n’en porte pas le titre. Et pourtant très peu d’études lui ont été consacrées. Il était temps de le faire sortir de l’ombre

 

Samedi 13 février 2016
Relire la biographie de Napoléon Bonaparte
par Natalie Petiteau, professeur à l’université d’Avignon

À l'issue de tous les renouvellements engagés depuis le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969, il
a paru utile de relire à nouveaux frais le parcours d'exception qui a été celui de Napoléon Bonaparte, en tentant d'éviter tout a priori, en se gardant de comprendre le général vainqueur en Italie à la lumière de l'empereur dominant l'Europe à Tilsit. La mise au jour de nouvelles sources, la publication de nombreux travaux de recherche, les réflexions récentes sur le genre biographique en histoire ont permis cette nouvelle biographie qui tente de comprendre Napoléon Bonaparte comme on le ferait pour n'importe quel autre personnage.

 

Samedi 13 mars 2016
"Un paradis habité par des diables" : La guerre de Calabre de 1806-1807
par Nicolas Cadet, docteur en histoire

Malgré la facilité avec laquelle s’effectue la conquête du Royaume de Naples en 1806, les Français se trouvent rapidement confrontés à de nombreuses difficultés. Soumis aux attaques des forces britanniques basées en Sicile, ils doivent également faire face à une féroce guérilla dans les provinces les plus méridionales du royaume. Soutenus par les anglo-siciliens, les insurgés calabrais parviennent à mettre en échec les troupes du général Reynier, forçant Masséna à intervenir personnellement. La Calabre devient alors un véritable laboratoire des méthodes anti-insurrectionnelles : les colonnes mobiles françaises se livrent à un incessant quadrillage du terrain, utilisent des unités spécialement formées à la contre-guérilla, lèvent des auxiliaires parmi la population calabraise. Grâce à l’emploi de ces méthodes, la région est progressivement pacifiée, mais la campagne se révèle fort coûteuse et préfigure les difficultés que les Français rencontreront en Espagne. L’insurrection s’accompagne par ailleurs d’une explosion de violence qui reflète les tensions économiques et sociales que connait à l’époque cette partie de la péninsule. Confrontés à des actes d’une extrême brutalité, les Français se livrent dans un premier temps à de féroces représailles, avant de mettre en place une politique de pacification qui mêle répression et gestes de clémence. Progressivement, ces mesures parviennent à ramener le calme en Calabre.

 

Samedi 8 avril 2016
Maintenir et renforcer la société coloniale sous le Consulat et l’Empire en Martinique (1802-1809)
par Lionel Trani, professeur certifié

En 1802, la paix d’Amiens permet au Premier consul de récupérer les colonies françaises occupées par les Britanniques. La Martinique n’a pas connu l’abolition de l’esclavage du 16 pluviôse an II (4 février 1794) en raison d’une occupation négociée avec les Britanniques en 1794. Bonaparte opte pour une politique coloniale offensive influencée par les lobbys de négociants et d’administrateurs du ministère de la marine et des colonies. Il choisit de rétablir l’esclavage et la traite négrière par la loi du 30 floréal an X (20 mai 1802). En 1802, l’amiral Villaret de Joyeuse est nommé Capitaine-général de la Martinique, de Sainte-Lucie et de Tobago. Il doit veiller à renforcer l’attachement des colons pour la France et pour Napoléon 1er. Mais le retour de l’administration française suscite une méfiance de la part des élites locales sur le devenir du système esclavagiste. Le contexte international (retour de la guerre contre l’Angleterre à partir de 1803) et antillais (échec de l’expédition Leclerc à Saint-Domingue) va considérablement fragiliser l’administration coloniale. Des tensions vont naître des décisions apportées par la métropole, du blocus et du maintien de l’ordre dans les plantations, moteurs économiques de la colonie. Il s’agira de mettra en évidence les rapports entretenus entre l’administration d'une part, les colons européens, les libres de couleur et les esclaves d'autre part.

 

Samedi 8 octobre 2016 à 15h
Napoléon, témoin et acteur de la révolution militaire de la fin du XVIIIe siècle
par Jacques Garnier, historien, administrateur de l’Institut Napoléon

Curieuse époque que celle allant de 1763, fin de la guerre de sept ans, à 1792, début des guerres de la Révolution. En effet, se dessine une des rares périodes de paix durable que la France ait connue depuis la fin du Moyen-Âge (si l’on excepte le conflit atypique de la guerre d’Amérique). Pendant ce temps, on peut assister à un bouillonnement d’idées sur la manière de faire la guerre, dont saura grandement profiter Napoléon Bonaparte, qui entre en scène en 1793. Il saura tirer profit de ces instants de réflexion pour conduire la confrontation armée à une sorte de perfection.

 

Samedi 5 novembre 2016 à 15 h
Joséphine le paradoxe du cygne
par Pierre Branda, historien, chef du pôle Patrimoine à la Fondation Napoléon

A l’occasion de la parution de son dernier livre, Pierre Branda revient sur la vie et le parcours d’une femme d’exception qui ne s’appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose Tascher de La Pagerie, ne devenant Joséphine que par la grâce de Napoléon. Mais la Créole cachait d’autres mystères. Elle avait la grâce du cygne, dont elle se fit un instrument efficace, au point d’être désignée comme "l’incomparable". Mais, bien plus que ses prouesses et ses trahisons amoureuses réelles ou supposées, Pierre Branda fait apparaître la femme de réseaux, d’influence et d’argent, l’hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard et envers ses deux enfants, son goût pour la nature et les arts, et surtout son lien complexe et indéfectible avec Napoléon dont elle accompagna la vertigineuse ascension et ne connut pas la chute ultime. Loin de la légende noire comme des potins anecdotiques, il fait revivre une femme de tête autant que de corps au cœur de la grande histoire, dont elle sut tirer parti tout en subissant ses coups.

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).
Samedi 3 décembre 2016
La Marine sous le Premier et le Second Empire
colloque organisé par la Ville de Rueil-Malmaison, dans le cadre du label "Ville Impériale", sous la présidence de Jacques-Olivier Boudon

Samedi 7 janvier 2017 à 15h
Le général comte Gazan sur les champs de bataille napoléoniens
par Natalia Griffon de Pleineville, historienne, rédactrice en chef de Tradition Magazine

Le général Gazan fait partie de ces grands divisionnaires de Napoléon dont les noms sont gravés sur l'Arc de triomphe. Officier d'Ancien Régime, il embrassa les idées de la Révolution et partit combattre les ennemis de la République sur le Rhin. Avec Masséna en Suisse et au siège de Gênes, il fit ensuite les campagnes de la Grande Armée en 1805-1807 à la tête d'une division d'infanterie. Envoyé sur le théâtre d'opérations espagnol, Gazan y resta jusqu'à la fin de la guerre. Bon chef d'état-major, il montra les limites de ses capacités militaires en tant que chef d'armée et fut l'un des responsables de la défaite de Vitoria. Son attitude équivoque pendant le "vol de l'Aigle" en 1815 et au procès du maréchal Ney lui valut une disgrâce sous la Restauration. Une carrière exemplaire mais non dépourvue d'embûches sous les Aigles impériales.

 

Samedi 4 février 2017 à 15h
Joseph Bonaparte
par Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon

Frère aîné de Napoléon, Joseph a connu plusieurs vies, depuis la présidence du district d’Ajaccio au début de la Révolution jusqu’à l’exil aux Etats-Unis puis en Italie, en passant par les fonctions d’ambassadeur, de commissaire aux guerres, de député aux Cinq Cents, jouant un rôle actif dans la préparation du coup d’état. Négociateur sous le Consulat, prince français en 1804, il fut surtout roi de Naples puis d’Espagne. Autant de facettes qui méritaient de reprendre à nouveaux frais l’histoire de Joseph, à partir de sources inédites, sans oublier Napoléon.

 

Samedi 4 mars 2017 à 15 h
Cambronne, l’inconnu de Waterloo
par Stéphane Calvet, docteur en histoire

Cambronne n’est pas seulement le général, fidèle de Napoléon, dont la postérité a gardé en mémoire les mots qu’il aurait pu prononcer à Waterloo. Avant d’accompagner l’empereur à l’île d’Elbe, ce Nantais d’origine a connu une carrière militaire passée par la plupart des champs de bataille de l’Empire qui méritait assurément qu’on s’y attarde afin de ne pas en rester à la "légende de Waterloo".

 

Samedi 8 avril 2017 à 15 h
Marie-Louise : toute une vie sans Napoléon
par Charles-Eloi Vial, docteur en histoire, conservateur à la Bibliothèque Nationale de France

Séparée de Napoléon en 1814, l'impératrice Marie-Louise n'est morte qu'en 1847. Plus de trente ans séparent la chute de l'Empire de sa disparition. Entre ces deux époques si différentes, sa vie a cependant été bien remplie : souveraine d'un petit État italien, deux fois mariée, ayant résisté à une révolution carbonariste tout en maintenant sa mainmise sur ses sujets, sur sa cour et sur l'administration, Marie-Louise a assurément joué un rôle important dans l'Italie du XIXe siècle, presque complètement négligé par l'historiographie française. Pendant toutes ces longues années passées entre Parme et Vienne, pourtant, le souvenir de Napoléon ne la quitta jamais. Elle fit semblant de l'avoir oublié, sans jamais tirer un trait définitif sur le passé. Cette vie de Marie-Louise après l'Empire, nimbée du souvenir de son premier mari, peut-être résumée en plusieurs étapes : une bataille pour la maîtrise complète de son destin, de 1814 à 1821, un apogée entrecoupé de quelques soubresauts jusqu'en 1833, puis un long déclin jusqu'en 1847, à l'orée du printemps des peuples. Comme le remarqua alors un de ses proches, "cette mort fermait la dernière page de la vie de Napoléon".

Assemblée générale de l’Institut Napoléon

La conférence sera prononcée à la Bibliothèque Marmottan,
7 place Denfert-Rochereau - 92100 Boulogne-Billancourt
(métro : Boulogne - Jean Jaurès, ligne 10).

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Dernière mise à jour le : 04-03-2017