CONFERENCES ORGANISEES
PAR LA BIBLIOTHEQUE MARMOTTAN

2006 - 2007 - 2008 - 2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2013 - 2014 - 2015 - 2016 - 2017

Mercredi 6 septembre 2006
Claude-Nicolas Ledoux (1736-1810), des chantiers royaux au livre testament de 1806
par Daniel Rabreau, professeur à l'Université de Paris-I-Panthéon
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage : Claude-Nicolas Ledoux (Monum, Editions du Patrimoine)
Samedi 23 septembre 2006
La question coloniale sous le Premier Empire
par Olivier Pétré-Grenouilleau
Conférence organisée en partenariat avec l'Institut Napoléon
Mercredi 4 octobre 2006
Les Bonaparte, des esprits rebelles
par Charles Napoléon
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage : Les Bonaparte, des esprits rebelles (Perrin)
Mercredi 8 novembre 2006
Images et mémoires de Waterloo
par Jean-Marc Largeaud, maître de conférences à l'Université de Tours
 
Mercredi 6 décembre 2006
Pascal Paoli (1725-1807), un Corse des Lumières
par Michel Vergé-Franceschi, professeur à l'Université de Tours
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage : Paoli, un Corse des Lumières (Fayard)
Mercredi 24 janvier 2007
Sainte Hélène : les icônes d'une légende
par Bernard Chevallier, conservateur du Musée de Malmaison
 
Mercredi 21 mars 2007
Madame de Sousa (1761-1836) ou " le bonheur des excellences ". Entre Talleyrand et Morny
par Richard Flahaut, chargé de mission à l'Hôtel de Matignon
 
Mercredi 4 avril 2007
William Beckford (1760-1840), un esthète romantique au temps de George III
par Jean-Louis Gaillemin, maître de conférences à l'Université de Paris-IV-Sorbonne
 
Mercredi 19 septembre 2007
La chambre des pairs héréditaires de la Restauration (1814-1831) : une élite sociale et politique
par Emmanuel de Waresquiel, historien, Ecole pratique des hautes études
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage : Un groupe d'hommes considérable : les pairs de la chambre des pairs héréditaires de la Restauration (Ed. Fayard)
Mercredi 17 octobre 2007
La Princesse Mathilde
par Jean des Cars, historien
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage : La Princesse Mathilde (Ed. Perrin)
Mercredi 28 novembre 2007
Girodet et Napoléon
par Sylvain Bellenger, conservateur en chef du patrimoine, ancien directeur des collections européennes du musée de Cleveland
 
Mercredi 5 décembre 2007
Les derniers rois Bourbon de Naples
par Yves-Marie Bercé, professeur émérite à l'université de Paris-Sorbonne
 
Mercredi 9 janvier 2008
Lucien Bonaparte (Ajaccio, 1775 - Viterbe, 1840) : l'homme d'Etat, l'homme de lettres, l'amateur
par Maria Teresa Caracciolo Arizzoli, chargée de recherches au CNRS
 
Mercredi 13 février 2008
Napoléon et la Manufacture impériale de Sèvres
par Tamara Préaud, chef des services et collections de la Manufacture nationales de Sèvres
 
Merdredi 19 mars 2008
Ingres et Napoléon
par Adrien Goetz, maître de conférence à l'université de Paris-Sorbonne
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage (Ed. Le Passage)
Mercredi 9 avril 2008
Le peintre, Charles Meynier (1763-1832), de l'Empire à la Restauration
par Isabelle Mayer-Michalon, docteur en histoire de l'art de l'université de Paris-Sorbonne
Conférence suivie d'une dédicace de l'ouvrage (Ed. Arthena)
Mercredi 14 mai 2008
La Cour des comptes, ses missions et ses implantations au cours de l'histoire
par Jean-Pierre Bady, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes
 
Mercredi 8 octobre 2008
Girodet et Napoléon
par Sylvain Bellenger, conservateur en chef du patrimoine, ancien directeur des collections européennes du musée de Cleveland
 
Mercredi 15 octobre 2008
Le pinceau au secours du sabre : Jérôme-Napoléon, un prince français magnifié en roi souverain
par Christophe Beyeler, conservateur du musée Napoléon Ier à Fontainebleau
 
Mercredi 19 novembre 2008
Les généraux de l'armée de l'Espagne et leurs saisies artistiques (1808-1813)
par Véronique Gérard-Powell, maître de conférence à l'Université de Paris Sorbonne
 
Mercredi 3 décembre 2008
Pierre-Benoît Marcion (1769-1840),ébéniste de Napoléon
par Jean-Pierre Planchon, historien d'art
 
Mercredi 28 janvier 2009
Napoléon III, un précurseur
par Eric Anceau, maître de conférence à l'Université de Paris Sorbonne
 
Mercredi 11 février 2009
Alexandre Ier et les Russes à Paris. 1814-1815
par Brigitte de Montclos, conservateur en chef honoraire du patrimoine
 
Mercredi 25 mars 2009
Les Tuileries au XIXème siècle, vie et mort d'un grand Palais
par Alexandre Gady, maître de conférence à l'Université de Paris Sorbonne
 
Mercredi 29 avril 2009
François Guizot (1787-1874), un historien en politique
par Laurent Theis, historien et fonctionnaire parlementaire
 
Mercredi 6 octobre 2010
Les ambassades à Paris. Une histoire du logement diplomatique
par Elisabeth Martin de Clausonne, historienne d'art, diplômée du l'Ecole du Louvre

Il fut un temps où les ambassades étaient extraordinaires et logées de façon temporaire et précaire. La chute de l'Empire laissait des hôtels particuliers vacants. L'Angleterre et la Prusse engagèrent alors une nouvelle politique de logements diplomatiques. Wellington fit l'acquisition de l'hôtel Borghése, la Prusse fit le choix de l'hôtel de Beauharnais. Depuis lors les Etats n'ont cessé de s'implanter de manière permanente et prestigieuse, dans des demeures historiques comme dans des constructions nouvelles.

Mercredi 10 novembre 2010
Hortense de Beauharnais (1783-1837), une héroïne romantique
par François Jarry, historien

Fille du premier mariage de Joséphine avec Alexandre de Beauharnais, épouse malheureuse en 1802 de Louis Bonaparte, le quatrième des fils Bonaparte, reine de Hollande de 1806 à 1810, mère et éducatrice du futur Napoléon III Hortense a été le témoin privilégié des années impériales. Inspiratrice pour Stendhal de la duchesse Sanseverina, elle anima à Arenenberg en Suisse où elle vécut ses dernières années un centre de vie intellectuelle.

Mercredi 8 décembre 2010
Talleyrand au Congrès de Vienne (octobre 1814-juin 1815)
par Jacques-Alain de Sedouy, ancien ambassadeur, historien

Talleyrand dans ce Congrès fondateur du nouvel ordre européen à su ramener la France dans le concert des grandes puissances, succès mis en question par le retour de l'Ile d'Elbe.

Mercredi 12 janvier 2011
Alexandre et Napoléon ou le duel des Empereurs
par Marie-Pierre Rey, professeur à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. directeur du Centre de recherches en histoire des Slaves

Loin de se limiter à un affrontement militaire et diplomatique, le duel des deux Empereurs, Alexandre et Naploléon, revêtit une dimension, politique, morale et spirituelle, opposant deux personnalités hors-normes en même temps que deux projets pour l'Europe.

Mercredi 9 février 2011
Le roman des masques mortuaires de Napoléon – Sculptures ou reliques
par Thierry Laugée, maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne

Le masque mortuaire de Napoléon prie par Antommarchi est à l'origine de nombreuses controverses (authenticité, répliques) et participe, comme une véritable relique, de la légende napoléonienne et de son culte.

Mercredi 2 mars 2011
La princesse Mathilde. "Notre Dame des Arts"
par Françoise Maison, conservateur en chef honoraire des musées

Fille de Jérôme Bonaparte, ex roi de Westphalie, cousine du futur Napoléon III, la princesse Mathilde fut élevée au contact des Arts et s'initia à la pratique du dessin. Installée à Paris après sa séparation d'avec son mari, le prince Anatole Demidoff, elle ouvrit son Salon aux artistes qu'elle ne cessa de soutenir.

Mercredi 11 mai 2011
Napoléon à la Belle époque
par François Robichon, professeur à l'Université de Lille III

Suite aux nombreuses publications de Mémoires d'acteurs (Marbot, Coignet, etc) et de travaux historiques (Masson, Houssaye) la fin du XIXe siècle a connu un renouveau spectaculaire de l'iconographie du Premier Empire. Initiée par Ernest Meissonier, une jeune école de peintres, emmenée par Edouard Detaille et inspirée par Maurice Barrès, s'empare de la légende napoléonienne.

Mercredi 21 septembre 2011
Elisa Bonaparte (1777-1820), princesse des arts : la préférée de Paul Marmottan
par Bruno Foucart, professeur émérite de Paris IV Sorbonne et directeur scientifique de la bibliothèque Paul-Marmottan

Paul Marmottan admirait Elisa Bonaparte et lui consacra la plus grande partie de ses recherches. La princesse de Lucques et de Piombino (1806), la grande duchesse de Toscane se révéla une souveraine éclairée, aidant au développement économique, favorisant la vie artistique. Elle fit honneur à son frère l'empereur en donnant un modèle de "bien gouverner".

Mercredi 5 octobre 2011
Joséphine et Alexandre : une relation d'estime
par Alain Pougetoux, conservateur en chef au musée national du château de Malmaison et de Bois Préau

A la chute de l'Empire, seule représentante du régime à Paris, l'impératrice Joséphine accueille l'empereur Alexandre, comme de nombreux souverains étrangers, rebutés par la froide étiquette de la cour de Louis XVIII. Ces rencontres à Malmaison et Saint-Leu vont placer leurs rapports sous le signe d'une grande bienveillance d'Alexandre envers le "clan Beauharnais", bienveillance qui se transmettra à Eugène et Hortense à la mort de leur mère. L'alliance ultérieure des deux familles, ponctuée de nombreuses acquisitions d'oeuvres d'art, en sont autant de témoignages, pendant toute la première moitié du XIXe siècle.

Mercredi 23 novembre 2011
Dans le «le ventre de Paris» avec Louis Sébastien Mercier (1740-1814) et Grimod de la Reynière (1758-1837)
par Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche au CNRS

Dans son Tableau de Paris (1781-1788) et son Nouveau Paris (1799), Mercier envisage l’alimentation sous tous ses aspects en écrivain et en historien des mœurs. À ce regard panoramique, la Reynière (auteur de L'Almanach des gourmands, 1803-1812) oppose le point de vue résolument restrictif du gastronome et du gourmet esthète comme le montre, par exemple, son Itinéraire nutritif ou promenades d'un gourmand dans les rues de Paris (1803). Ces deux amis ont souvent polémiqué sur le thème de l'aliment. Nous les suivrons dans les marchés parisiens en élucidant le point de vue singulier de l'un et de l'autre.

Mercredi 14 décembre 2011
L'Empire et la Restauration, un âge d'or du petit portrait
par Jacqueline du Pasquier, conservateur en chef honoraire et auteur de La miniature, portrait de l'intimité, Éditions Norma, 2010

Le petit portrait ou miniature connait un véritable âge d'or entre la fin du XVIIIe siècle et les premières décennies du XIXe siècle. Elle joue un rôle majeur dans l'histoire la plus difficile à appréhender, celle des sentiments. Offerte, gardée, cachée, échangée, la miniature est révélatrice du plus intime. Les plus grands artistes l'ont pratiquée, nous permettant ainsi d'entrer dans le secret des vies et des cœurs.

Mercredi 25 janvier 2012
De Stettin (1806) à Wagram (1809), l’épopée des hussards : le général Lasalle et sa « Brigade Infernale »
par Aude Nicolas, doctorante en Patrimoine et archéologie militaires

Une évocation historique, artistique et militaire autour d’œuvres ayant pour thème le général comte Antoine-Charles-Louis de Lasalle et sa brigade, composée des 5e et 7e régiments de hussards. La réputation de bravoure et d’audace de ces troupes et de leur chef fut telle sous le Premier Empire qu’elles furent surnommées la "Brigade Infernale" par les soldats de la Grande Armée. Les hussards, dont la témérité suscitait l’admiration de l’Empereur ont, par leur panache, la splendeur de leurs uniformes et leurs faits d’armes héroïques, inspiré de nombreux artistes qui leur ont rendu hommage, du baron Antoine-Jean Gros à Edouard Detaille. Ces hommes ont écrit l’une des pages les plus belles et les plus glorieuses de la cavalerie sous l’Empire.

Mercredi 15 février 2012
Talleyrand au Congrès de Vienne (octobre 1814 – juin 1815)
par Jacques-Alain de Sedouy, ancien ambassadeur, historien

Talleyrand dans ce congrès fondateur du nouvel ordre européen a su ramener la France dans le concert des grandes puissances, succès mis en question par le retour de l'île d'Elbe.

Mercredi 21 Mars 2012
L'influence de l'impératrice Joséphine sur l'évolution des parcs romantiques
par Catherine de Bourgoing, conservateur honoraire

L'influence de l'impératrice Joséphine pour l'acclimatation des plantes exotiques en France est déterminante. Les mutations de la société voient les femmes participer aux progrès horticoles et botaniques par leur implication et leurs écrits et les jardins deviennent bientôt le symbole d'un nouveau statut social.

Mercredi 11 avril 2012
Que faut-il entendre par style empire ?
par Jean-Pierre Samoyault, conservateur général honoraire du patrimoine, ancien administrateur général du Mobilier national

Le mobilier à l'époque du Consulat et de l'Empire : un ou deux styles ? En se référant à un ouvrage qu'il a fait paraître en 2009, Jean-Pierre Samoyault étudiera l'évolution des formes du mobilier entre 1800 et 1815 en évoquant le rôle des créateurs et des fabricants sans oublier les commandes gouvernementales.

Mercredi 23 mai 2012
Napoléon et la publicité
par Jacques-Olivier Boudon, professeur à l'université de Paris-Sorbonne et président de l'Institut Napoléon

Napoléon fait vendre hier comme aujourd'hui. Du champagne à la voiture, en passant par les produits d'épargne, l'image de Napoléon est tellement enracinée dans les esprits en France comme à l'étranger qu'elle est un excellent argument de vente. On retrouve du reste dans la publicité tous les ingrédients du mythe napoléonien. Elle recourt à la fois à la légende noire et à la légende dorée de l'empereur.

Mercredi 19 septembre 2012
Talleyrand, membre de l’Institut
par Jean Tulard, membre de l’Institut

On a oublié que Talleyrand entra à l’Institut national sous le Directoire. Il appartenait à la classe des sciences morales et politiques. Il y prononça plusieurs discours dont l’un sur l’enseignement et un autre sur l’expédition d’Egypte.
Sa dernière apparition fut pour l’Académie des sciences morales et politiques où, à travers l’éloge de Reinhard, il traça le portrait du parfait diplomate.

Mercredi 10 octobre 2012
Le roi de Rome : l’héritier au destin brisé (1811-1814)
par Christophe Beyeler, conservateur du patrimoine

Au printemps 1812, Napoléon, qui doit son sceptre à son sabre, est à l’apogée de son pouvoir. Un fils, gage de durée, Napoléon François Charles Joseph, titré « roi de Rome » avant même sa conception, est né le 20 mars 1811, salué par cent un coups de canons, dans une France comptant cent trente-deux départements. La conférence explorera plusieurs aspects complémentaires : la cérémonie religieuse du baptême comme manifestation de la cour impériale, l’iconographie politique qui entoura la venue d’un héritier tant espéré, la vie concrète de cet enfant de chair et de sang, l’accent mis par la propagande officielle sur l’enfant gage de durée quand les difficultés s’accumulent en Russie et en France. Le 23 octobre 1812, le général Malet s’empare en effet presque du pouvoir, sans que quiconque songe à proclamer empereur le "roi de Rome" sous le nom de Napoléon II.
Les revers en Saxe et l’invasion de la France condamnent bientôt à l’exil celui qui a remodelé l’Europe ainsi que son fils à un destin autrichien.

Mercredi 14 novembre 2012
Fastes militaires et fureur de vaincre. Un épisode de la guerre de Crimée (1854 – 1856) : la charge de la Brigade Légère
par Aude Nicolas, doctorante en patrimoine et archéologie militaires


Le 25 octobre 1854 à Balaklava, en Crimée, la Brigade Légère de Lord Cardigan charge l’armée russe et s’immortalise par ce glorieux fait d’armes. Très connu et populaire en Angleterre, où de nombreux monuments commémorent cette charge, l’événement l’est moins en France et pourtant, ce jour-là, les troupes de Napoléon III sont intervenues. Tableaux, monuments, photographies, témoignages et nombreux documents français et anglais permettent d’évoquer cet épisode et d’aborder l’évolution des relations entre l’Aigle et le Léopard sous le Second Empire, à l’heure de la naissance de l’Entente Cordiale et de la fraternité d’armes franco-britannique, entre émulation et reconnaissance.

Mercredi 12 décembre 2012
L’ambassade d’Italie à Paris, hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville
par Maria Teresa Caracciolo, chargée de recherche au CNRS, université de Lille 3

En 1936, à la suite d’un bail emphytéotique signé par la France et par l’Italie, bail qui assurait en même temps l’installation définitive de l’ambassade de France à Rome au palais Farnèse, l’hôtel de La Rochefoucauld-Doudeauville de la rue de Varenne devenait le siège de l’ambassade d’Italie à Paris. Cette destination nouvelle marqua un tournant dans l’histoire de la demeure et de ses aménagements. Ses espaces intérieurs, en effet, furent en cette occasion agrandis et embellis par l’intégration de décorations peintes et sculptées du XVIIIe siècle, provenant d’Italie, notamment de Venise, du Piémont et de la Sicile. Ces dernières côtoient donc de nos jours les anciens décors du XVIIIe et du XIXe siècle français, qui avaient été créés auparavant, aux époques où l’hôtel appartenait au sieur de Janvry, son premier propriétaire, et ensuite aux familles Boisgelin et La Rochefoucauld-Doudeauville. Cette cohabitation de goût français et italien donne aujourd’hui à l’hôtel une originalité et un charme particuliers. Cette onférence permettra de reconstruire l’histoire de l’hôtel et de ses propriétaires du XVIIIe au XXe siècle et de présenter des images de ses différents niveaux ntérieurs et de son jardin.

Mercredi 16 janvier 2013
Côté cour et côté jardin, la mode sous l’Empire
par Claudette Joannis, conservateur en chef honoraire du patrimoine, musée national du château de Malmaison, responsable des collections textiles et des bijoux.

Du Directoire à la fin de l’Empire, le néoclassicisme imprègne tous les arts y compris celui de la mode. L’impératrice en est l’initiatrice, le modèle, que chaque femme essaie de copier. Les journaux de mode sont là pour propager la variété de robes, de bijoux ou de toques sans négliger l’habillement masculin très influencé par l’Angleterre.

Mercredi 13 février 2013
Chateaubriand contemporain et historien de Napoléon
par Jean-Claude Berchet, professeur honoraire, université de la Sorbonne Nouvelle

Nés respectivement le 4 septembre 1768 et le 15 août 1769, François de Chateaubriand et Napoléon Bonaparte sont à peu près contemporains ; ils ont néanmoins cheminé côte à côte sans jamais vraiment se rencontrer. Après avoir rallié la République consulaire – et concordataire –, le grand écrivain, à partir du sacre de 1804, est demeuré sur sa réserve, avant de dénoncer avec violence, dans son pamphlet de 1814, le despotisme impérial.
C’est après la mort du souverain déchu que le ministre de la Restauration va être amené à lui rendre justice, sans tomber dans le délire hagiographique de certains contemporains. Il parviendra, dans ses Mémoires posthumes, à un jugement équilibré, fondé sur le principe que la liberté a le droit de regarder la gloire en face.

Mercredi 20 mars 2013
Caulaincourt, le confident de Napoléon
par Antoine d’Arjuzon, historien

Armand de Caulaincourt, duc de Vicence, est un personnage essentiel de l'épopée impériale. Grâce aux relations de sa famille avec les Beauharmais, il devient aide de camp de Bonaparte en 1800. A ce titre, il sera envoyé en 1804 à Offenbourg porter une lettre de Talleyrand adressée au duc de Bade pour expliquer l'arrestation du duc d'Enghien sur son territoire. En conséquence, il sera accusé d'avoir participé à l'arrestation du duc d'Enghien et cette calomnie le poursuivra pendant toute son existence.
Sous l'Empire, il est nommé grand écuyer de France. De 1807 à 1811, il est ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, puis en 1814 et en 1815 ministre des affaires étrangères. Il se retire de la vie publique après Waterloo.

Mercredi 10 avril 2013
Julie et Désirée Clary, deux sœurs qui devinrent reines
par Claude Bourguignon-Frasseto, historienne et écrivain

Ces deux sœurs, filles d’un riche négociant de Marseille, étaient les dernières d’une vaste fratrie et restèrent très unies tout au long de leur vie. Julie épousa Joseph Bonaparte, futur roi de Naples puis d’Espagne, et Désirée, le général Bernadotte, futur roi de Suède dont la descendance règne toujours actuellement.

Mercredi 15 mai 2013
Napoléon III dans la débâcle, une solitude héroïque
par Nicolas Chaudun, écrivain et éditeur d’art

On n’a plus idée de la déflagration que produisit l’effondrement instantané du Second Empire. La foudroyante raclée de l’été 1870 devait susciter une foule d’analyses. Parmi cette abondante littérature, rien sur l’Empereur. Le plus loquace sera Zola. Parue en 1892, sa Débâcle ne ménage pas son mépris pour le règne qui se convulse sous le soleil, ni sa haine de l’impératrice-régente. Le 21 avril, au Louvre, dans la salle des États, Napoléon III fait proclamer en grande pompe les résultats du plébiscite qui refondait son empire. Cent quatre jours plus tard, exactement, sa couronne roulait dans la poussière de Sedan.

Mercredi 2 octobre 2013
Napoléon et les arts
par Jean-Michel Leniaud, docteur en droit, docteur ès lettres, directeur de l’école nationale des chartes

Chef de guerre et despote éclairé, Napoléon a fixé pour les arts un projet politique. En installant la présence française de Séville à Moscou, il a conclu un cycle : l'expansion des Lumières et du goût français mais il a suscité le réveil des identités et du sentiment national. Au temps des concepts universalistes va bientôt succéder celui du goût pour l'histoire, pour la couleur locale et pour l'individuel : le temps des romantismes.
Nourri de cette tension contradictoire, la période napoléonienne est marquée par une prodigieuse fécondité intellectuelle et artistique et trouvera son accomplissement à l'époque non moins glorieuse de Napoléon III.
La conférence est proposée à l’occasion de la parution de l’ouvrage Napoléon et les arts (Citadelles et Mazenod). Celui-ci sera mis en vente et dédicacé par l’auteur.

Mercredi 6 novembre 2013
Cavour et la France : affinités et complexité d'une relation
par Hilaire Multon, historien, ancien membre de l’Ecole française de Rome, directeur du musée d’Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye

Camillo Benso (1810-1861), comte de Cavour, a grandi à Santena, près de Turin, dans ce royaume de Piémont-Sardaigne situé de part et d'autre des Alpes, dans une famille francophone aux ascendances savoyardes. S’il admire la France, s’il connaît ses penseurs et son personnel politique, s’il mesure l’intérêt bien compris d’une alliance avec l’empire de Napoléon III pour défendre la place du Piémont-Sardaigne en Europe, Cavour n’en est pas moins un "Européen piémontais" et l'un des architectes du projet unitaire italien.
Dans le choix de l’alliance avec la France, le ministre piémontais se trouve surtout à la merci des volte-face et des changements de politique de son interlocuteur, l’empereur Napoléon III, qui serait prêt à faire le pari d’une ambitieuse "politique italienne" si des considérations de politique intérieure – le soutien des catholiques et du clergé ultramontain – mais aussi la position dominante de l’administration du quai d’Orsay en faveur des équilibres européens ne le freinaient.

Mercredi 18 décembre 2013
Quelques aspects méconnus de la guerre culturelle entre Napoléon et Alexandre. L'échec d'une politique artistique napoléonienne ?
par Guillaume Nicoud, collaborateur scientifique au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg

Comme toute grande opération de conquête militaire napoléonienne, la Campagne de Russie comporte un volet artistique. En 1812, cependant, l’ennemi connaît bien l’intérêt de Napoléon pour les trophées culturels, et, pour la première fois dans l’histoire moderne, tente d’organiser un plan de préservation de ses trésors patrimoniaux. L’évacuation et l’incendie de Moscou puis la retraite de Russie contrecarrent aussi rapidement les plans culturels de Napoléon.
Parallèlement, Alexandre, grâce aux bouleversements engendrés par les campagnes révolutionnaires et impériales, grâce aussi à la paix de Tilsit puis à ses entrées victorieuses dans Paris en 1814 et 1815, acquiert un véritable trésor artistique qu’il accroche ensuite dans des salles spéciales de la galerie impériale de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, pour commémorer ses campagnes victorieuses sur l’empereur des Français.

Mercredi 22 janvier 2014
Un cas de censure exemplaire sous l'Empire : De l'Allemagne de Germaine de Staël
par Florence Lotterie, agrégée, professeur de lettres à l’université Paris VII Diderot

Si nous pouvons aujourd'hui lire le manifeste du romantisme (comme on l'appelle souvent) de Germaine de Staël, c'est grâce à la présence d'esprit de l'auteur et de son entourage proche, en particulier Schlegel. En 1810, en effet, alors que le livre est rendu à l'éditeur et les épreuves en cours de relecture, le couperet impérial tombe, passant même au-dessus des autorités de la Librairie (tout droit ressurgies du système d'Ancien Régime) par la voix du ministre de la police, Savary : le livre est interdit et doit être pilonné. Comment a été sauvé l'ouvrage que Germaine de Staël elle-même, dans sa correspondance, appellera "le brûlé" ? Et que lui reprochait le pouvoir ?

Mercredi 12 février 2014
Napoléon III et Giuseppe Mazzini : deux visions modernes de l'Europe
par Jean-Yves Frétigné, agrégé d'histoire, ancien élève de l'école française de Rome,
maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Rouen

L’empereur des Français et celui que ses contemporains désignent comme l’apôtre de l’unité italienne ont en commun le refus du Congrès de Vienne et ils oeuvrent pour fonder les relations européennes sur d’autres bases qui tiennent compte de la nécessité de réaliser des États correspondant aux nations. Mais ces deux projets modernes divergent profondément sur les moyens pour y parvenir : les gouvernements par la voie diplomatique pour Napoléon III, le peuple par la révolution pour Giuseppe Mazzini. Opposées, ces deux stratégies peuvent toutefois se rencontrer comme c’est le cas dans la formation de l’Unité italienne. Dans leurs points communs comme dans leurs différences, le projet napoléonien et celui mazzinien posent les enjeux de la construction politique de l’Europe.

Mercredi 26 mars 2014
François André Vincent (1746-1816) et la bataille des Pyramides
par Isabelle Mayer Michalon, docteur en histoire de l’art

Image spectaculaire de l'ascension napoléonienne, la Bataille des Pyramides a fait l'objet de deux importantes commandes à François-André Vincent, l'une émanant de Lucien Bonaparte, ministre de l'Intérieur, et l'autre du maréchal Berthier. Les deux projets, distants de plusieurs années mais dont la genèse est liée, connurent des destins bien différents dont témoignent aujourd'hui de nombreux tableaux et dessins, conservés dans des collections tant publiques que privées. La grande rétrospective des musées de Tours et de Montpellier, ainsi qu'une exposition au musée Cognacq-Jay à Paris, offrent l'occasion de considérer à nouveau cet ensemble.

Mercredi 9 avril 2014
Frédéric Masson, une vie bonapartiste, une oeuvre napoléonienne
par David Chanteranne, historien, journaliste, rédacteur en chef des magazines Napoléon Ier, Napoléon III et de la Revue du Souvenir Napoléonien

L’histoire napoléonienne a toujours été un enjeu politique. Mais c’est avec le journaliste etécrivain Frédéric Masson, l’un des premiers, que le débat fut porté sur le terrain littéraire, et que l’on abandonna le pamphlet au profit de l’étude historique. Contemporain de Paul Marmottan, les collections de Masson (archives, livres, dessins, tableaux) appartiennentégalement aujourd’hui à l’Institut de France, conservées à la bibliothèque Thiers.

Mercredi 14 mai 2014
Les trois vies extraordinaires du maréchal Berthier, prince de Wagram : l'armée, l'argent et l'amour
par Jacques Jourquin, vice-président de l’Institut Napoléon

Le maréchal Berthier, prince de Wagram, occupe près de Napoléon une position exceptionnelle. Major général de l’armée, il est son irremplaçable bras droit. Haut dignitaire de la cour, il constitue une immense fortune. Amant fidèle d’une marquise Visconti et obligé d’épouser sur ordre une princesse de Bavière, il s’installe dans un officiel ménage à trois. Sa fin tragique (assassinat ou suicide ?) en 1815 met le point final à une vie de fidélité, de compétence et de travail que l’Empereur reconnut et récompensa sans jamais avoir eu pour l’homme aucun sentiment d’amitié.

Mercredi 15 octobre 2014
Apogée et chute, 1810-1814 : un palais pour la scène des adieux de Fontainebleau
par Christophe Beyeler, conservateur du musée Napoléon Ier au château de Fontainebleau

À l’apogée de son pouvoir, Napoléon dominant l’Europe impose son image sur la toile et sa marque dans la pierre au palais de Fontainebleau devenu estrade du pouvoir impérial. Les hasards de la campagne de France le ramènent en 1814 dans sa "deuxième résidence de campagne". L’acteur incomparable quittant provisoirement la scène y campe de main de maître le 20 avril 1814 de dramatiques adieux. Ce génie de la propagande nourrit déjà sa légende.

Mercredi 12 novembre 2014
Barras, le roi de la république
par François Jarry, historien

Paul Barras (1755-1829) a gouverné la France pendant la seconde partie de la Révolution sous le Directoire, de 1795 à 1799. Il avait la sincère ambition, en dépit des factions extrémistes, de faire de la Révolution un régime stable et durable de liberté disciplinée. Né dans le Var en 1755, capitaine au régiment de Pondichéry à 21 ans, Barras était représentant en mission de la Convention au siège de Toulon en septembre 1793 où il fit la connaissance de Bonaparte qu’il nomma général de brigade le 22 décembre de la même année. Élu membre du Directoire par le Corps législatif le 31 octobre 1795, ce vicomte jacobin institua pendant quatre années, au palais du Luxembourg où il était fastueusement installé, une sorte de "principat" dont les brillantes fêtes étaient animées par les Incroyables et les Merveilleuses. Barras dut renoncer au pouvoir en raison du coup d’État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) entrepris par son ancien ami et protégé devenu son rival, Napoléon Bonaparte.

Mercredi 3 décembre 2014
Bignon, un diplomate de l’empereur
par Camille Anciaux-Duclert, conservateur du patrimoine au Service interministériel des Archives de France

Entré dans la carrière diplomatique en 1797, Édouard Bignon y demeure jusqu’à la chute de Napoléon Ier : il y passe du rang de second secrétaire de légation à celui de ministre plénipotentiaire, et même de ministre des Affaires extérieures à la fin des Cent-Jours. Ses neuf affectations diplomatiques et administratives expliquent ensuite sa spécialisation dans les questions étrangères lors de ses mandats de députés à la Chambre de 1817 à 1837 ainsi que le choix de Napoléon de lui commander, dans son testament, une histoire de son règne.
L’étude d’une carrière aussi dense ouvre la voie à de nombreux enseignements, touchant autant à la place du diplomate dans le système napoléonien qu’au développement d’une pensée internationale différente de celle de l’Empereur.

Mercredi 14 janvier 2015
La carrière exceptionnelle de Martin-Guillaume Biennais, orfèvre de Napoléon 1er
par Anne Dion, conservateur en chef du département des objets d’art du musée du Louvre

Issu d’un milieu paysan normand, Biennais devient tabletier à Paris à la veille de la Révolution, puis sait profiter de la suppression des corporations pourétendre ses activités à l’orfèvrerie et à la fabrication de petits meubles. Il réussit à se gagner la faveur du général Bonaparte et devient par la suite l’orfèvre attitré de l’Empereur, lui fournissant les insignes impériaux, des nécessaires, des épées, l’orfèvrerie de table...

Mercredi 4 février 2015
Le journal de Marie-Louise, ans l’intimité d’une impératrice
par Charles-Eloi Vial, conservateur de bibliothèque à la Bibliothèque nationale de France

La seconde épouse de Napoléon, Marie-Louise, a longtempsété reléguée au second rang derrière "l’incomparable Joséphine". Son journal intime, perdu en 1814 et redécouvert au XXe siècle, révèle pourtant une femme intelligente, pleine d’humour et extrêmement lucide sur la politique, le caractère intransigeant de son époux, la vie à la cour des Tuileries et sur les courtisans qui l’entouraient. Rédigé lors de plusieurs voyages officiels en 1810, 1813 et 1814, ce journal révèle aussi trois facettes du destin de la jeune impératrice : au temps de l’apogée de la puissance de Napoléon, au moment du déclin de l’Empire et lors de l’écroulement final, pendant l’invasion de la France. Ce témoignage sans concession d’une souveraine sur sa vie quotidienne, unique dans l’histoire des reines et des impératrices de France, éclaire d’un jour nouveau l’histoire de la cour impériale.

Mercredi 25 mars 2015
Garibaldi, les Garibaldiens et la France (1848-1947)
Conférence à deux voix
par Annita Garibaldi Jallet, ancien maître de conférences à l’institut des Sciences politiques de l’université de Bordeaux et chargée d’enseignement à l’université LUISS de Rome, présidente de l’Associazione Veterani e Reduci Garibaldini, arrière petite-fille de Giuseppe Garibaldi
et Jean-Yves Frétigné, maître de conférences en histoire à l’université de Rouen, ancien membre de l’École française de Rome, président de la Société d’études françaises du Risorgimento italien

Cette conférence présentera les rapports tissés d’amour et de déception entre Garibaldi et la France, d’admiration et de haine des Français par rapport à Garibaldi, avant d’examiner la mémoire laissée dans le coeur des Français par le héros des deux mondes, mémoire entretenue, illustrée, actualisée mais aussi parfois trahie par la génération de ses fils et de ses petits-fils.

Mercredi 15 avril 2015
Les spectacles sous le Second Empire
par Jean-Claude Yon, agrégé d’histoire, docteur, professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, directeur du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines

La vie culturelle sous le Second Empire fait de nos jours l’objet d’une revalorisation par les historiens. C’est en effet sous le règne de Napoléon III que se mettent en place les prémices d’une culture de masse. Le phénomène est particulièrement net pour ce qui constitue alors le loisir préféré des Français,à savoir les spectacles. Cette conférence, illustrée par l’image et par des extraits musicaux, s’interrogera sur l’héritage du Second Empire en matière de spectacles en dressant un panorama des nombreuses actions entreprises par Napoléon III dans ce domaine (législation, construction de salles, etc.).

Mercredi 20 mai 2015
Waterloo, la défaite glorieuse
par Jean-Marc Largeaud, docteur en histoire, spécialiste d’Histoire culturelle de la France du XIXe siècle et du XXe siècle, d’Histoire militaire 1815-1945, d’Histoire culturelle du fait militaire

La conférence aura pour objet d’expliquer les raisons qui justifient la longévité du souvenir de la campagne de 1815 et de la bataille de Waterloo en mettant l’accent sur la mythologie forgée autour de l’événement dans l’histoire, l’art et la littérature.

Mercredi 14 octobre 2015
L’aigle : le choix d’un symbole
par Michel Pastoureau, historien, spécialiste de l’histoire des couleurs et des emblèmes

Disparu dans la tourmente révolutionnaire, l’usage des armoiries réapparaît en 1808. Il n’est plus aussi libre que sous l’Ancien Régime et s’organise autour d’un système de blason original qui dit le rang, le titre ou la fonction de chaque porteur d’armoiries.
Parallèlement à cette héraldique nouvelle se met en place tout un ensemble d’emblèmes et d’attributs au sommet duquel trône l’aigle.

Mercredi 25 novembre 2015
Dans l’ombre de Jacques-Louis David : le peintre néoclassique Charles Thévenin au service de l’histoire de son temps
par Aude Nicolas, doctorante en recherche en Histoire de l’art

Élève de François-André Vincent, Charles Thévenin (1764 – 1838) reste, encore aujourd’hui, un grand inconnu en dépit des charges importantes qu’il a exercées (Directeur de l’Académie de France à Rome
de 1816 à 1823, membre de l’Académie des Beaux-Arts puis Conservateur du département des Estampes de la Bibliothèque Royale). En dehors des sujets plus"classiques", Thévenin s’est particulièrement intéressé à l’actualité de son époque.

Mercredi 9 décembre 2015
Louis XVIII : itinéraire d’une ambition
par Patrick Rose, historien

Rien ne prédestinait Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence, frère de Louis XVI, à devenir roi de France et pourtant Louis finit par arriver à ses fins et accède à la fonction suprême sous le nom de Louis XVIII. Premier monarque parlementaire après l’abdication de Napoléon Ier, son règne sera pour la France celui de la paix, du redressement économique et du rayonnement culturel.


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Dernière mise à jour le : 01-10-2016