COLLECTION
DE L'INSTITUT NAPOLEON
dirigée par Jacques-Olivier Boudon
et Eric Ledru

Volume 3

armee

Armée, guerre et société
à l'époque napoléonienne
sous la direction de Jacques-Olivier Boudon

Boulogne-Billancourt, Bibliothèque Marmottan, 17-18 novembre 2000

L'armée napoléonienne est d'abord une armée de conscrits, une armée nationale.
Avant la représentation de la bataille par les arts, qui vont la glorifier et l'embellir, il y a la relation officielle : le Bulletin de la Grande Armée, coup de génie de Napoléon. Partout, il est lu, dans les communes les plus reculées, dans les lycées, sur les scènes de théâtre, évoqué au prône.
L'imagerie prend le relais, popularisant les batailles ; les parades sont l'occasion d'admirer les uniformes ; les marches guerrières favorisent une humeur belliqueuse. Le paysan a conscience qu'il défend ses intérêts face à l'Europe des rois, en rendant impossible le rétablissement des droits féodaux comme la restitution des biens nationaux.
Puis tout change. A Eylau, les pertes sont énormes. Le tournant de la guerre d'Espagne est décisif : pour la première fois la France se trouve en guerre avec un pays sans avoir été attaqué, et s'enlise dans la guerilla.
La campagne de 1809 laisse un sentiment d'inquiétude. Déjà, la rencontre, le 20 décembre 1808, de Talleyrand et de Fouché avait scellé la réconciliation des deux hommes et leur prise de conscience que Napoléon allait à sa perte.
Dès lors, en effet, un seul mot revient d'un peu partout : la paix. Cette paix qui avait été saluée avec enthousiasme après les traitès de Campo-Formio ou d'Amiens, mais que désormais on appelle en baissant la voix, pour mettre fin à tous ces maux.
Le rapport de Lainé au Corps législatif, le 29 décembre 1813, où le député dénonçait la continuation d'une guerre qui ne reposait, selon 1ui que sur l'ambition d'un homme, fut adopté par 223 voix contre 51. La rupture du pacte entre Bonaparte et le pays, pacte proclamé dans le serment du sacre, le 2 décembre 1804, explique la chute de l'Empire.
Mais la Légende dorée fera oublier ces moments terribles pour ne retenir que le rêve coloré de l'image d'Epinal et la force entraînante d'une guerre héroïque, forgeuse d'âme.

Table des matières

Ont collaboré à ce volume: Jean-Paul Bertaud, Gilbert Bodinier, Jean Bordas, Jacques-Olivier Boudon, Walter Bruyère-Ostells, David Chaillou, Annie Crépin, Hervé Favier, Bruno Foucart, Félix Gambini, Jacques Garnier, Nicole Gotteri, Jean-François Lemaire, Pierre Lévêque, Natalie Petiteau, Bernard Quintin, Jean Tulard, Philippe Vidal.

Format 15 x 22 cm, couverture couleur, illustrations, 256 pages
Publié avec le concours de la Fondation Napoléon

 

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© Institut Napoléon - juin 2003
Dernière mise à jour le : 11-10-2008